A shower of pure joy

JoyLive and let the others live
Vis et laisse vivre les autres
Vivi e lascia vivere

Do not judge me, do not tell me what do to
Do not tell me what I do wrong
I know I am not perfect
Do I tell you you are full of weaknesses?
Why do you put yourself on this throne made of false truths?

Let me explore love and its beauty
Do not corrupt my happiness
I am at the most of my joy in this moment of my life

🙂

La génération des colocs

Marrant ? Rassurant ? DĂ©primant ?

Les trentenaires d’aujourd’hui incarnent la gĂ©nĂ©ration de l’amitiĂ©. Ils vivent en groupes de 3, 4 dans de grandes colocs et ils partagent tout, sur facebook comme dans la vraie vie.
Les amis deviennent une nouvelle première famille. Nous nous soutenons, bdx-winenous sommes toujours là quand tu as besoin. Nous réparons tes électro-ménagères en panne, nous te laissons squatter dans notre appart, nous te préparons à manger si tu rentres tard du taf. Nous avons une cagnotte en commun, pour faire la fête et se retrouver tous ensemble le lendemain avec une gueule de bois sans pareil.
Et si tu as des soucis avec ta vraie famille, bon, nous sommes prĂŞts Ă  la remplacer.

Dans tout cela, quelle espace pour l’amour ?
Bon, les trentenaires sont rarement en couple stable, même si déjà mariés… Ils embrassent et baisent sans aucun sentiment. Toute forme d’émotion et d’empathie est consacrée aux amis, et non pas aux amoureux… Copains vs. petits copains. Tristement ils se réveillent le matin et le lit est vide. Ils nagent dans un lit king size qui pourrait accueillir mille meufs. Ils prennent leur petit-déj en solitude, la radio allumée sur le pc et les boîtes de biscuits pour célibataires sur la table.
Aux amis nous disons la vérité, toujours. Jusqu’au point de les blesser, mais c’est pour leur bien, pour qu’ils grandissent un peu… Face aux filles et aux mecs avec qui nous voulons coucher… bref, il faut se mettre le masque de l’hypocrisie.

J’adore mes amis. Je ferais tout le possible pour eux.
Mais l’amour… difficile à trouver dans cette génération.

VoilĂ  ma ville : hometown ?

Arezzo, 14-21 Agosto 2014

Homesick or landsick?
I look at these streets like a visitor admiring masterpieces in a museum.
These buildings are just perfect holograms of my past.
I am just wandering and wondering where my future is. It is not here, in this land, on this ground. That is for sure.
I am a tourist, with friends and family far away. I was born here but my heart has always been elsewhere.
I am a traveller, my soul is restless. Just know that I’ll be back, but not for good.
Home is just where You are.
collage-Arezzo

Credits: Gaia Saviotti

L’Italienne Ă  Bdx

Je tâtonne…juillet2014

Parler, écrire, s’exprimer dans une langue qui n’est pas la mienne est un peu ma métaphore personnelle des relations humaines.

Tu essaies, tu cherches à trouver la juste tournure, les mots corrects. Tu laisses à l’autre la faculté d’interpréter tes pensées. Tu ne comprends pas tout, tu te fais guider par ton imagination. Tu penses avoir entendu ce que tu veux entendre.

Parler avec les autres en italien ou en français, cela me paraît presque égal. Je me concentre sur ce qui ne passe pas à travers la voix, mais qui sort des gestes, surtout des yeux. Le regard, cela parle plus qu’une dizaine de mots prononcés avec mon accent latin.
Je fais des erreurs, comme toujours, au quotidien. Les phrases avec des verbes mal conjugués sont de petites blessures. La langue souffre un peu, la communication n’est pas parfaite.

Je suis étrangère et je vis deux fois. Ma vie d’italienne, parmi les glaces et les risottos. Et ma vie de française, entre boulot et promenades sur le quai.
J’essaie de faire comprendre que je ne suis pas de passage. Que personne n’est pas par hasard, chaque rencontre a une valeur plus profonde. Je manifeste que je suis ici et ailleurs, italienne en France pour pas mal de temps.

Mes racines en Italie, mes branches en France.